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Construction neuve

Du terrassement au gros œuvre de votre projet neuf.

Maison individuelle en cours de construction

Construire, c'est engager le budget d'une vie. Le gros œuvre représente la part invisible de ce budget — celle qu'on ne voit plus une fois la maison finie, mais qui détermine sa solidité pour les cinquante ans à venir.

Nous prenons en charge l'ensemble du gros œuvre : implantation, fondations, soubassement, élévation des murs, planchers. Vous avez un seul interlocuteur, du premier coup de pelle jusqu'à la mise hors d'eau.

Ce que comprend la prestation

  • Implantation et fondations
  • Soubassement et vide sanitaire
  • Élévation des murs porteurs et cloisons
  • Planchers et dalles
  • Coordination avec les autres corps de métier
  • Réalisation conforme aux normes en vigueur

Vous êtes dans ce cas ?

  • Vous faites construire une maison individuelle
  • Vous montez un garage, un atelier ou une dépendance
  • Vous avez un terrain et cherchez un maçon pour le gros œuvre
  • Votre constructeur vous a fait défaut en cours de chantier

Comment se déroule le chantier

  1. 01

    Implantation et terrassement

    Nous reportons les plans sur le terrain à l’aide de chaises d’implantation, pour fixer l’emprise exacte du bâtiment, son orientation et son niveau fini par rapport au terrain naturel. Vient ensuite le décapage de la terre végétale et le creusement des fouilles. Une implantation juste au départ, c’est un chantier qui ne se rattrape jamais en cours de route.

  2. 02

    Fondations

    Les semelles filantes sont coulées en fond de fouille, sur un sol reconnu et à une profondeur mise hors gel, avec le ferraillage défini par l’étude. C’est l’ouvrage qui reprend l’ensemble des charges du bâtiment et les répartit dans le sol. Le béton est coulé en une seule fois par tronçon pour éviter les reprises fragiles.

  3. 03

    Soubassement et vide sanitaire

    Nous montons le soubassement sur les fondations pour rattraper les niveaux et créer, selon le projet, un vide sanitaire ou un hérisson drainant. Les murs enterrés reçoivent leur protection contre les remontées d’eau : drainage périphérique, film et arase étanche. C’est à ce stade que se joue le comportement de la maison face à l’humidité pour les décennies suivantes.

  4. 04

    Élévation des murs

    Les murs porteurs et les refends sont montés au matériau retenu — parpaing, brique terre cuite ou béton cellulaire — avec les chaînages verticaux dans les angles et les réservations pour chaque ouverture. Linteaux, appuis et coffres sont posés au fur et à mesure de l’élévation. Nous contrôlons aplomb, alignement et niveau à chaque rang plutôt qu’à la fin.

  5. 05

    Plancher et arases

    Le plancher d’étage est mis en œuvre — poutrelles et hourdis, puis dalle de compression ferraillée — et le chaînage horizontal est coulé pour ceinturer la construction. L’arase supérieure est dressée de niveau afin que le charpentier trouve un support propre et parfaitement plan. Nous vous livrons ainsi une structure prête pour la charpente et la mise hors d’eau.

Ce qui fait varier le prix

Deux chantiers qui se ressemblent peuvent avoir des devis très différents. Voici ce qui pèse réellement dans le chiffrage — pour que vous compreniez votre devis plutôt que de le subir.

La nature du sol

Argile, remblai, sable, nappe proche : chaque sol impose sa propre solution de fondation. Une étude géotechnique de conception, dite G2, précise la profondeur d’assise et le ferraillage à retenir. C’est le premier poste de variation d’un gros œuvre, et celui qu’on ne peut pas deviner depuis la surface.

La surface et la forme du bâtiment

À surface égale, un plan compact et rectangulaire demande moins de linéaire de fondation et de mur qu’un plan en L ou multipliant les décrochés. Chaque angle supplémentaire, c’est un chaînage vertical, des coupes et du temps de mise en œuvre. La forme pèse souvent autant que la surface.

Le type de fondation

Semelles filantes classiques, fondations approfondies, puits ou radier : le choix découle de l’étude de sol et de la charge du bâtiment. Passer d’une solution à l’autre change le volume de béton, le ferraillage et la durée du terrassement. Nous chiffrons sur la base de l’étude, jamais sur une hypothèse optimiste.

L’accès au terrain

Un terrain accessible à la toupie et au camion de livraison se traite bien plus vite qu’une parcelle étroite, en pente ou enclavée. Quand la pompe à béton, le tapis ou la manutention à la brouette deviennent nécessaires, le temps de main-d’œuvre augmente. Nous regardons cet aspect dès la visite, plans en main.

Le matériau d’élévation

Parpaing, brique terre cuite, monomur ou béton cellulaire n’ont ni le même coût d’achat, ni la même vitesse de pose, ni les mêmes performances thermiques. Un matériau isolant réduit ensuite l’épaisseur d’isolation rapportée. Le calcul se fait sur l’ensemble mur plus isolation, pas sur le seul prix du bloc.

Les erreurs qui coûtent cher

Faire l’impasse sur l’étude de sol

L’étude géotechnique est souvent perçue comme une dépense évitable en début de projet. En zone argileuse, la réglementation issue de la loi ELAN encadre pourtant la réalisation d’une étude préalable lors de la vente d’un terrain constructible. Sans reconnaissance du sol, personne ne peut dimensionner honnêtement des fondations — au mieux on surdimensionne, au pire on découvre le problème une fois les murs montés.

Sous-estimer le terrassement

Le terrassement est le poste le plus variable d’une construction : niveau du terrain, présence de roche, évacuation ou réemploi des terres, gestion de la pente. Un chiffrage forfaitaire trop léger se transforme en avenant dès les premiers jours de chantier. Demandez toujours à savoir ce que le devis prévoit exactement en volume et en évacuation.

Négliger l’implantation

Reculs par rapport aux limites, orientation, altimétrie du niveau fini : une implantation approximative peut mettre la construction en infraction avec le permis ou provoquer des problèmes d’écoulement des eaux. Reprendre une erreur d’implantation après coulage des fondations coûte infiniment plus cher que de prendre une demi-journée pour la vérifier. Nous travaillons au niveau laser et faisons appel à un géomètre quand la parcelle le demande.

Choisir sur le seul prix

Deux devis de gros œuvre ne se comparent qu’à contenu identique : profondeur de fondation, section de ferraillage, matériau et épaisseur des murs, type de plancher, drainage compris ou non. Le devis le moins cher est souvent celui qui prévoit le moins. Comparez ligne à ligne, et demandez l’attestation d’assurance décennale ainsi que des chantiers à visiter.

Matériaux et techniques

Le parpaing (bloc béton)
C’est le matériau de référence du gros œuvre : résistant à la compression, rapide à monter, économique et parfaitement adapté aux chaînages en béton armé. Il n’apporte en revanche presque aucune isolation, ce qui suppose une isolation rapportée à l’intérieur ou par l’extérieur. C’est le choix le plus courant pour un budget maîtrisé.
La brique terre cuite et le monomur
La brique à alvéoles offre un meilleur comportement thermique et une bonne inertie, ce qui limite les surchauffes en été. En version monomur, l’épaisseur du bloc permet de réduire fortement l’isolation rapportée. La pose demande plus de soin — joint mince, découpes propres, traitement rigoureux des points singuliers.
Le béton cellulaire
Léger, isolant dans la masse et facile à travailler, il se pose au mortier-colle avec des joints très fins qui limitent les ponts thermiques. Il exige en contrepartie une protection soignée contre l’eau pendant le chantier et des fixations adaptées pour les charges lourdes. Il convient bien aux constructions recherchant une bonne performance thermique sans isolation extérieure.
Les planchers à poutrelles et hourdis
Poutrelles béton précontraint et entrevous — béton, polystyrène ou terre cuite — reçoivent une dalle de compression ferraillée coulée sur place. Les entrevous en polystyrène apportent une isolation appréciable sur un plancher bas de vide sanitaire. Ce système autorise de bonnes portées tout en restant simple à mettre en œuvre.

Questions fréquentes

Intervenez-vous uniquement sur le gros œuvre ?+

C'est notre cœur de métier, et nous le maîtrisons de bout en bout. Nous travaillons régulièrement avec des charpentiers, couvreurs et autres corps d'état : si vous cherchez un accompagnement plus large, dites-le nous, nous vous orientons vers des artisans avec qui nous avons l'habitude de travailler.

Travaillez-vous à partir de plans d'architecte ?+

Oui, et c'est même préférable. Transmettez-nous vos plans lors de la demande de devis : nous les étudions et vous rendons un chiffrage détaillé poste par poste, sans mauvaise surprise en cours de chantier.

Travaillez-vous à partir de plans d’architecte ou de maître d’œuvre ?+

Oui, et c’est la situation la plus confortable pour tout le monde : les plans, le descriptif et l’étude de sol nous permettent de chiffrer poste par poste. Transmettez-nous l’ensemble du dossier lors de votre demande, y compris le permis accordé s’il l’est déjà. Si vous n’avez pas encore de plans, nous vous orientons vers des professionnels avec qui nous avons l’habitude de travailler.

Une étude de sol est-elle obligatoire ?+

Depuis la loi ELAN, une étude géotechnique préalable est requise lors de la vente d’un terrain constructible situé en zone d’exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles. Une grande partie du Loiret est concernée par ce risque. Au-delà de l’obligation, cette étude est ce qui nous permet de dimensionner vos fondations sur des données réelles plutôt que sur une estimation.

Qui coordonne les autres corps de métier ?+

Nous assurons la coordination technique autour du gros œuvre : nous préparons les supports, les réservations et les arases dont le charpentier, le couvreur ou le plombier ont besoin, et nous nous calons avec eux sur les dates d’intervention. La maîtrise d’œuvre complète du chantier, elle, relève de votre architecte ou de votre maître d’œuvre. Si vous n’en avez pas, dites-le nous dès la visite pour que nous définissions ensemble qui pilote quoi.

Quelle différence entre gros œuvre et maison clé en main ?+

Le gros œuvre, c’est la structure : implantation, fondations, soubassement, murs, planchers, jusqu’à la mise hors d’eau. Une maison clé en main englobe en plus la charpente, la couverture, les menuiseries, l’ensemble des lots techniques et les finitions, sous la responsabilité d’un constructeur. Nous réalisons le gros œuvre et nous vous orientons vers les artisans avec qui nous travaillons pour les lots suivants ; nous ne réalisons pas nous-mêmes la charpente et la couverture.

Combien de temps dure un gros œuvre ?+

Cela dépend de la surface, de la forme du bâtiment, du type de fondation et de la météo — le béton et le montage de murs supportent mal le gel et les fortes pluies. Une maison individuelle de plain-pied et une construction à étage sur terrain difficile n’ont pas du tout le même déroulé. Après étude de vos plans, nous inscrivons sur le devis une date de début et une durée prévisionnelle, et nous vous prévenons dès qu’un aléa météo décale le planning.